Le montant reflète un repli de 14,8 % par rapport au volume attendu en 2026, correspondant à une économie nette de 373,8 milliards de FCFA. L'inflexion s'explique par le recul de 240 milliards de FCFA des provisions d'apurement des créances intérieures (représentant  64 % de la baisse globale)  et le retrait de 131 milliards de FCFA sur le remboursement des valeurs du Trésor.

La contraction des règlements au titre des arriérés intérieurs ravive les inquiétudes des acteurs économiques régionaux. À la fin du mois de juin 2026, le volume des créances administratives impayées s'élevait à 703,5 milliards de FCFA, soit 1,7 % du Produit intérieur brut national. La diminution des enveloppes de désintéressement en 2027 menace la trésorerie des sous-traitants privés et des fournisseurs locaux. En parallèle, l'allègement sur le segment des titres publics fait suite à une période de tension financière, marquée par un quadruplement des règlements sur le marché monétaire au premier semestre 2026 (469,5 milliards de FCFA) pour un encours global de 2 159 milliards de FCFA (+3 %).

L'embellie budgétaire affichée sur l'exercice 2027 s'avère toutefois de courte durée dans les projections à moyen terme du Trésor public. Les charges de remboursement repartiront à la hausse sur le biennat 2028-2029, atteignant un niveau moyen de 2 528,7 milliards de FCFA par an. L'effort supplémentaire requis représente une augmentation de 385,2 milliards de FCFA (+18 %) par rapport au niveau attendu en 2027. Pour contenir l'impact de la remontée des échéances financières, l'exécutif projette une programmation stricte des levées de fonds extérieures et des émissions de titres souverains sur les marchés régionaux.


Nlend Flore