Lors d'une mission de prospection menée sur la place financière de Londres par le ministre des Finances, Louis Paul Motazé, les orientations du Trésor se sont tournées vers des mécanismes financiers inédits pour l'économie nationale. Cette démarche englobe l'examen attentif d'obligations libellées en devises asiatiques, telles que les Panda Bonds et les Samurai Bonds, ainsi que le recours potentiel aux Sukuks, des instruments conformes aux principes de la finance islamique dont la structuration repose sur des actifs tangibles et des flux économiques réels plutôt que sur des intérêts classiques. Si aucun calendrier précis ni volume chiffré n'ont encore été entérinés, l'exécutif signale sa disposition à activer ces leviers dès que les conditions macroéconomiques et les fenêtres de tir sur les places concernées s'avéreront propices.

Cette ouverture vers de nouveaux horizons obligataires  qu'il s'agisse d'emprunts en yuan sur le marché chinois ou d'émissions en yen au Japon  répond à un impératif d'allègement de la charge budgétaire. Bien que le ratio d'endettement global de l'État demeure contenu sous le seuil maximal fixé par la réglementation communautaire, la part des recettes publiques absorbée par le service des intérêts connaît une ascension prononcée.


Pour faire face à cette contrainte et sécuriser des conditions de refinancement optimales, la diversification des prêteurs et des maturités s'associe à l'utilisation d'outils novateurs, à l'instar du Cadre de financement durable adopté pour mobiliser des ressources affectées à des projets à fort impact environnemental et social. Appuyé par des prêts-relais et des mécanismes de partage des risques structurés avec des institutions multilatérales de premier plan, le Trésor consolide ainsi la résilience de sa signature souveraine sur les marchés internationaux.


BCN