La première convention combine un prêt de 78,7 millions d'euros (51,57 milliards de FCFA) et un don de 10 millions de dollars (5,61 milliards de FCFA) accordés par le guichet de la Banque mondiale au titre du Programme de sécurité sanitaire en Afrique de l'Ouest et du Centre. La seconde enveloppe réunit trois conventions conclues avec la Banque islamique de développement pour un montant de 41,92 millions d'euros (27,4 milliards de FCFA), fléchées vers l'exécution du Projet de développement rural intégré du Dja.

Ces autorisations portent à plus de 100 milliards de FCFA le volume des emprunts validés par la présidence en l'espace d'une semaine. Le 22 juillet 2026, deux textes habilitaient déjà le gouvernement à lever 25,6 milliards de FCFA (39,2 millions d'euros), répartis entre 4,12 milliards de FCFA apportés par la Deutsche Bank Espagne pour l'aménagement du lac municipal de Yaoundé et 21,6 milliards de FCFA alloués par l'Association internationale de développement au Projet de filets sociaux adaptatifs et d'inclusion économique.

La multiplication des tirages intervient dans un contexte de progression continue du passif financier de l'État. À la fin du mois de juin 2026, le stock de la dette publique totale atteignait 15 607 milliards de FCFA, représentant 44,2 % du produit intérieur brut national. L'encours enregistre une hausse de plus de 1 000 milliards de FCFA par rapport aux 14 409 milliards de FCFA comptabilisés en juin 2025, tirée par 514 milliards de FCFA de nouveaux engagements contractés au cours du premier semestre de l'exercice en cours.


Bernardo