Cette contre-performance par rapport aux moyennes observées à l'échelle sous-régionale et parmi les économies comparables, traduit les défis rencontrés dans la fluidité des opérations d'escale et la gestion des flux de marchandises.


L'indice, qui évalue le temps total passé par les navires porte-conteneurs depuis leur arrivée jusqu'à leur départ en tenant compte des caractéristiques des unités accueillies, met en lumière l'importance cruciale des équilibres logistiques terrestres et maritimes. Interrogés sur les facteurs explicatifs de cette contre-performance, les responsables de l'autorité portuaire pointent la saturation progressive du parc à conteneurs du terminal exploité par le concessionnaire. L'accroissement des volumes liés aux activités de transbordement, consécutif à l'accueil de navires de très grande capacité dans le cadre de la seconde phase d'extension, engendre des contraintes de stockage lorsque les rotations des navires de desserte régionale subissent des décalages.


Pour répondre à cette congestion et prévenir l'allongement des durées d'immobilisation à quai, les gestionnaires articulent leur stratégie autour de l'optimisation des espaces disponibles, illustrée par l'engagement de travaux d'extension des superficies de stockage, ainsi que par le projet de création d'un port sec destiné à décongestionner l'enceinte portuaire. Si la productivité intrinsèque des équipements de manutention demeure conforme aux standards internationaux, la fluidité globale de la chaîne logistique reste suspendue à la coordination entre les opérations maritimes et la célérité de l'évacuation des marchandises vers l'arrière-pays.


Asaba