L'autorisation tutélaire formalisée par le ministère des Finances, a ouvert la voie à l'émission de 1 028 900 actions nouvelles, d'une valeur nominale de 10 000 FCFA chacune, intégralement souscrites par l'État investisseur. Ce retraitement, déjà matérialisé dans les états financiers de l'exercice 2025, publiés par la Direction générale du budget, permet de purger la rubrique des subventions d'investissement et de renforcer l'autonomie financière théorique de l'établissement public.

Le glissement comptable entre l'exercice 2023 et les comptes arrêtés à fin 2025 traduit la clôture des arbitrages juridiques régissant le statut de ces transferts publics. Cette recomposition des capitaux propres offre à EDC un bilan consolidé, plus lisible pour la notation financière et l'évaluation de sa solvabilité à long terme.


Si cette hausse nominale de capital consolide le haut de bilan, elle demeure sans incidence directe sur la trésorerie disponible de l'entreprise. Les données comptables publiées font état d'un solde de trésorerie nette révisé à 81,3 millions de FCFA au terme de l'exercice 2025, contre 736,6 millions de FCFA au départ de l'exercice, confirmant l'absence de flux de liquidités fraîches liés à cette opération d'ingénierie financière.

La finalisation de cette restructuration du capital permet néanmoins à EDC d'afficher un profil d'endettement mieux calibré face aux exigences des bailleurs de fonds internationaux, au moment où la société pilote le parachèvement des infrastructures de régulation d'eau et de production énergétique du pays.


Asaba