La démarche ambitionne de mettre fin à une vacance d'offre publique qui dure depuis plus de cinquante ans, après les faillites successives de la société Uni Tchadienne en 1972, deux ans seulement après sa fondation en 1970, puis de la Société Tchadienne de Transport Urbain dissoute en 1973 un an après sa création. 

L'absence de régie étatique a abandonné le marché urbain aux acteurs informels, exposant la population aux variations imprévisibles des tarifs et causant des pertes économiques quotidiennes pour le secteur marchand. L'exploitation d'un parc automobile neuf se heurte toutefois au déficit de réseau bitumé, qui accélère la dégradation du matériel roulant et alourdit les coûts d'entretien.

L'établissement de lignes de bus régulières réduit l'engorgement routier aux heures de pointe dans le centre des affaires. L'unification des grilles tarifaires protège le pouvoir d'achat des travailleurs à faibles revenus. La structuration d'un réseau étatique génère des emplois salariés stables et formalisés dans les métiers de la maintenance mécanique.

La réduction des temps de trajet domicile-travail améliore la productivité globale des entreprises de la capitale. La modernisation des infrastructures de transport attire de nouveaux investissements commerciaux dans les zones périphériques. La maîtrise des coûts de transport urbain stimule l'activité économique générale de la métropole.


Nlend Flore