Bien que les flux financiers officiels envoyés au pays par les ressortissants de l'étranger aient atteint environ 395 milliards de francs CFA en 2025, leur impact global sur le produit intérieur brut reste marginal comparé à d'autres modèles internationaux, traduisant un potentiel encore largement en friche.


Cette initiative conjointe, soutenue à travers un programme pilote ciblant les diasporas établies en France, aux États-Unis et au Canada, vise à combler le déficit de données sur les comportements financiers et à concevoir des instruments adaptés. Intervenant lors de ces consultations, le gouverneur de la Beac, Yvon Sana Bangui, a rappelé la nécessité impérative de s'appuyer sur les forces endogènes de la sous-région pour accélérer la transformation économique, en diversifiant les sources de financement au-delà des canaux traditionnels.


Cet élan fait écho à des ambitions d'envergure, à l'instar du projet Diaspora pour le développement (Diasdev) porté par la Caisse des dépôts et consignations, qui ambitionne de capter près de 2 000 milliards de francs CFA sur la décennie pour financer les infrastructures nationales.

Pour que cette transformation financière se matérialise, les discussions ont toutefois mis en lumière la persistance d'attentes fortes exprimées par la communauté internationale de la nation, au premier rang desquelles figurent l'assainissement du climat des affaires, la sécurisation foncière et l'évolution du cadre juridique autour de la double nationalité. La capacité à répondre à ces aspirations conditionnera la réussite de cette stratégie destinée à transformer une épargne informelle en un levier pérenne d'investissement productif.


Bernardo