L'analyse ciblée sur la période allant de janvier à mars recense 4,5 millions de citoyens installés dans les bassins à risque aigu, dont 1,8 million de personnes résidant dans les zones de crise du Nord-Ouest, du Sud-Ouest et de l'Extrême-Nord. Les 2,6 millions d'habitants restants vivent dans des localités stables, représentant 13 % de la population de ces secteurs préservés. Le taux national de vulnérabilité a oscillé entre 22 % en janvier et 16 % en février, tandis qu'un ménage sur cinq souffre de privations régulières au sein des zones pacifiées.

Le renforcement des filets sociaux ciblés soutiendra la consommation de subsistance des foyers modestes. La régulation des cours sur les marchés urbains limitera la détérioration du pouvoir d'achat des travailleurs du secteur informel. L'appui financier direct aux groupements de producteurs ruraux sécurisera les volumes de récoltes livrés aux centres de distribution.

La persistance des tensions inflationnistes sur les denrées de base réduit l'épargne de prévoyance des familles moyennes. La contraction des budgets de consommation restreint les débouchés commerciaux des petits détaillants. L'incapacité des producteurs locaux à lisser leurs revenus au cours des intersaisons entretient un niveau d'endettement élevé dans les campagnes.


Asaba