Céréales : Le Cameroun réduit ses importations de 11 milliards de FCFA
Selon les données du 7 août 2026, publiées par l'institut National de la Statistique, la valeur globale des importations des produits alimentaires au premier trimestre, s'établit à 54 milliards de FCFA, marquant une baisse de 11 milliards de FCFA par rapport aux 65 milliards de FCFA déboursés sur la même période en 2025.
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Le repli de 17 % enregistre une baisse marquée du volume de maïs importé, dont la facture s'effondre de 85 % pour passer de 3,9 milliards à 600 millions de FCFA. L'application de majorations douanières fixées à 5 % sur le riz ordinaire et 20 % sur les variétés dites de luxe favorise la commercialisation des stocks nationaux. La dépréciation du naira et les restrictions imposées par les autorités de Abuja retiennent par ailleurs une part importante des récoltes sur le marché camerounais. L'abondance temporaire de céréales sur le marché domestique fait toutefois chuter les revenus des agriculteurs, privés de leurs débouchés habituels en Afrique de l'Ouest.
La majoration des barrières douanières incitera les investisseurs privés à créer des unités de transformation céréalière dans les bassins de production. L'allègement de la facture d'importation renforce les réserves de change déposées auprès de la banque centrale sous-régionale. Le maintien des stocks sur le territoire national prévient les risques de pénurie immédiate dans les grands centres urbains.
L'instabilité des prix de vente au champ fragilise la trésorerie des exploitations familiales de la partie septentrionale. La rétraction non anticipée des flux commerciaux transfrontaliers perturbe le fonctionnement des réseaux de distribution ruraux. L'absence d'infrastructures de stockage moderne contraint les groupements villageois à écouler leurs récoltes à perte lors des périodes de surproduction.
Nlend Flore
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