Commerce : Les échanges entre la CEMAC et la Chine grimpent à 11,7 milliards de dollars
La douane chinoise enregistre un volume global de transactions 6 700 milliards de FCFA avec les six États de la zone CEMAC au premier semestre 2026, soit un bond de 32 % sur un an.
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L'accélération s'explique par l'envolée des expéditions tchadiennes, multipliées par près de 5 sur un an pour atteindre 1,056 milliard de dollars de livraisons composées de brut et de gomme arabique, face à 318,24 millions de dollars de biens manufacturés importés. La balance commerciale de N'Djamena dégage ainsi un solde positif inédit de 738 millions de dollars, rompant avec cinq exercices de déficit.
Le Congo conserve son rang de premier partenaire régional de Pékin en totalisant 3,6 milliards de dollars de flux, tirés par des ventes de brut, de bois et de minerais évaluées à 2,78 milliards de dollars, contre 907,2 millions de dollars d'achats. Le Gabon affiche une trajectoire similaire avec 1,62 milliard de dollars d'expéditions de manganèse, de pétrole et d'essences forestières, pour seulement 395,5 millions de dollars d'importations. La Guinée équatoriale clôt le groupe des nations bénéficiaires grâce à 404,2 millions de dollars de livraisons d'hydrocarbures face à 93,17 millions de dollars de marchandises chinoises.
La structure des échanges révèle toutefois un contraste saisissant avec les économies diversifiées du bloc communautaire. Le Cameroun accuse le déficit commercial le plus lourd de la zone, bloqué à 2,16 milliards de dollars en raison de ventes limitées à 166,6 millions de dollars (cacao, coton, caoutchouc, bois) effacées par 2,33 milliards de dollars d'importations d'équipements asiatiques. De même, la République centrafricaine enregistre un solde négatif avec des livraisons de bois et de minerais plafonnées à 23,7 millions de dollars face à 60,45 millions de dollars d'achats.
L'asymétrie des bilans commerciaux met en lumière la dépendance structurelle de la sous-région envers les cours mondiaux des matières brutes. Si l'extraction d'hydrocarbures offre des surplus monétaires temporaires aux États producteurs, la prédominance des produits agricoles à faible valeur transformée condamne les autres membres à un endettement commercial continu. La valorisation industrielle locale des ressources constitue le seul moyen de rééquilibrer durablement les termes de l'échange avec la deuxième puissance économique mondiale.
BCN
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