Chantiers routiers : Des lenteurs persistantes
La revue des projets routiers menés dans les régions septentrionales du pays met en lumière un décalage prononcé entre les fonds mobilisés et la réalité sur le terrain.
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Portés par des bailleurs de fonds multilatéraux de premier plan tels que la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et l'Union européenne, ces programmes représentent une enveloppe cumulée dépassant les 600 milliards de FCFA pour plus de 700 kilomètres de voiries, dont une part substantielle sur le corridor stratégique reliant les grands centres économiques aux frontières nationales.
Les évaluations techniques révèlent toutefois des cadences d'exécution particulièrement contrastées. Sur l'axe Ngaoundéré-Garoua, malgré les avances de démarrage perçues par les entreprises adjudicataires et la mise en place des installations logistiques, l'avancement des travaux demeure sous la barre critique des 5 % pour l'ensemble des lots. Des situations similaires s'observent sur d'autres segments névralgiques, où l'épuisement d'une grande partie des délais contractuels, contraste avec des taux d'avancement modeste.
À ces lenteurs, s'ajoutent des contraintes récurrentes liées aux tensions de trésorerie, aux délais de décaissement, aux formalités de libération des emprises foncières ainsi qu'aux défis sécuritaires inhérents à certaines zones d'intervention.
Face à cette configuration, l'administration sectorielle a durci le ton en exigeant un renforcement drastique du suivi et la délivrance de mises en demeure formelles aux adjudicataires défaillants.
La capacité des pouvoirs publics à purger les décomptes en attente et à contraindre les entreprises à respecter leurs engagements chronologiques conditionnera la livraison effective de ces infrastructures, indispensables pour dynamiser l'activité économique et sécuriser la fluidité des flux logistiques.
Nlend Flore
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