L'analyse de la répartition géographique des achats confirme la centralité du bassin du Centre, qui concentre 44,54 % des volumes, suivi du Sud-Ouest et du Littoral. La persistance des contraintes agronomiques, telles que la perte de plants en pépinière soulignée par la Société de développement du cacao ou le vieillissement des plantations, rappelle l'importance des investissements ciblés dans le matériel végétal. La démarche d'accompagnement portée par les organismes de régulation pose le diagnostic indispensable pour orienter la recherche agronomique vers des variétés résilientes et préserver la rentabilité des exploitations.

La modernisation des méthodes culturales constitue le levier prioritaire pour surmonter le repli constaté au cours du dernier exercice. La hausse des températures et l'irrégularité des pluies imposent une généralisation des bonnes pratiques agroforestières et un renforcement de la protection sanitaire des arbres. En facilitant l'accès des planteurs aux intrants de qualité et en promouvant l'irrigation adaptée, l'administration crée les conditions d'une productivité durable, capable d'absorber les chocs météorologiques futurs.

Pour garantir l'essor de la filière et maintenir la compétitivité du pays sur les marchés internationaux, la puissance publique doit poursuivre son action d'encadrement. Il convient d'accélérer les programmes de rajeunissement des cacaoyers et de renforcer le réseau de distribution des jeunes plants sur l'ensemble des zones de production. L'intégration progressive de la transformation locale permettra en outre de valoriser davantage la récolte sur le territoire national. Par une discipline d'exécution constante et des choix techniques avisés, l'État réussira à pérenniser la richesse cacaoyère au service d'un développement autonome, digne et durable.


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EWC, DP