L'intégration globale de l'entité espagnole MasOrange, finalisée au début du mois de juin 2026, a généré un gain comptable direct de 2,4 milliards d'euros. Sur une base comparable, le chiffre d'affaires semestriel progresse de 3,5 % pour s'établir à 20,9 milliards d'euros, tandis que l'excédent brut d'exploitation après loyers (Ebitdaal) s'accroît de 5 % pour atteindre 6,1 milliards d'euros. Face à la solidité de ces indicateurs, la direction générale ajuste ses perspectives annuelles, ciblant désormais une hausse de l'Ebitdaal supérieure à 4 %, contre un objectif initial fixé à plus de 3 %.

Le continent africain et le Moyen-Orient s'imposent comme les moteurs fondamentaux de l'expansion du groupe. Les revenus tirés de ces zones géographiques affichent une hausse de 13,9 %, générant 4,6 milliards d'euros de recettes. En revanche, le marché métropolitain français enregistre un ralentissement avec une croissance modérée de 1,2 %, apportant 8,7 milliards d'euros. La branche dédiée aux services aux entreprises, Orange Business, subit pour sa part un repli de 3,1 % pour s'établir à 3,5 milliards d'euros, sous l'effet de tensions sectorielles persistantes.

L'entreprise poursuit concomitamment une stratégie de consolidation de ses actifs et d'extension de ses infrastructures. Un protocole d'accord conclu début juin 2026 prévoit le rachat conjoint de l'opérateur SFR aux côtés de Bouygues Telecom et d'Iliad pour un montant total de 20,35 milliards d'euros, accord dans lequel le groupe détient une participation de 27 %. Soumise à la validation de l'Autorité de la concurrence, la clôture de la transaction est envisagée au cours du second semestre 2027. En parallèle, un partenariat scellé avec la firme néo-zélandaise Morrison prévoit la création d'une structure conjointe dotée de 3 milliards d'euros pour développer les capacités d'hébergement de données sur le territoire français.


BCN