L'objectif partagé consiste à débloquer le potentiel opérationnel des petites structures qui composent près de 90 % du parc d'entreprises du pays, mais dont l'apport financier net au produit intérieur brut formel demeure freiné par l'omniprésence du secteur informel et l'exiguïté des lignes de crédit.

Le redressement de la compétitivité du secteur privé s'appuie sur le soutien financier des institutions multilatérales. L'Association internationale de développement a validé le 31 octobre 2025 un don de 100 millions de dollars, soit 57,170 milliards de FCFA, destiné au renforcement des capacités opérationnelles des micro, petites et moyennes entreprises. Ces ressources budgétaires financeront la création du Centre de développement des entreprises, la mise en service d'un fonds de garantie interbancaire et le déploiement de programmes d'éducation financière ciblant prioritairement les femmes et les jeunes entrepreneurs.

La modernisation des instruments de financement s'inscrit dans un cadre macroéconomique en expansion. Le Fonds monétaire international évalue le produit intérieur brut du Tchad à 25,63 milliards de dollars (14 652,671 milliards de FCFA) pour l'année 2026, soit un taux de croissance annuel de 5,2 %. La population nationale, comptabilisée à 21 560 380 habitants, enregistre une progression de son produit intérieur brut par tête qui s'élève à 1 315 dollars en 2026, marquant un gain de 150 dollars par rapport aux 1 165 dollars relevés en 2025, soit une variation positive de 12,9 %. La levée des contraintes pesant sur le crédit permettra de transformer ces avancées statistiques en créations d'emplois durables dans l'ensemble des régions.


Asaba