Ce dispositif de garantie financière vise à lever les obstacles bancaires qui freinent l'expansion des filières prioritaires comme le cacao, le café, le riz ou l'huile de palme. En ciblant des bassins de production clés tels que le Nord-Kivu, le Kongo Central ou la Tshopo, le gouvernement entend augmenter de manière significative la présence des produits labellisés « Made in DRC » sur le marché britannique et les autres places boursières mondiales. L’accent est mis sur une flexibilité des taux d’intérêt, avec un intérêt particulier pour les zones en phase de stabilisation sécuritaire, afin de transformer leur potentiel agricole en richesse exportable.


En parallèle de cette offensive sur les marchés extérieurs, Kinshasa renforce ses mécanismes de protection du tissu industriel national. L'exécutif examine actuellement des mesures de régulation pour soutenir la fabrication locale de biens de consommation, à l'instar des activités de la société Complast. Avec une capacité de production de 5 000 pièces par jour à Lubumbashi pour une demande régionale estimée à 4 000 unités, l'industrie locale de la mousse dispose d'un excédent qu'il convient de préserver de la concurrence déloyale. Des restrictions temporaires sur les importations sont envisagées pour contrer le dumping et stabiliser l'emploi dans les provinces du Grand Katanga.


Cette stratégie de défense commerciale s'aligne rigoureusement sur les protocoles de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC). Une commission d'experts a été mandatée pour affiner les paramètres de ces futures barrières protectrices avant leur entrée en vigueur. En combinant la conquête de nouveaux débouchés internationaux et la sauvegarde des unités de production domestiques, la RDC fortifie sa résilience économique. La solidité de ce plan d'action témoigne d'une volonté de replacer l'agro-industrie au cœur de la balance commerciale congolaise.


BCN