Pour concrétiser cette ambition, le projet bénéficie d'une enveloppe substantielle de 24,57 millions de dollars, soit près de 14 milliards de francs CFA, octroyée par la Central African Forest Initiative (CAFI). À cette dotation initiale s'ajoute un objectif de mobilisation additionnelle de 29 millions de dollars, avoisinant 16,5 milliards de francs CFA, auprès d'investisseurs privés et de fonds climatiques d'ici l'horizon 2030.

Contrairement aux instruments de garantie bancaire traditionnels, le mécanisme opère en amont pour surmonter les barrières structurelles qui marginalisent les PME et les grandes coopératives entre le microcrédit et le financement bancaire classique. L'intervention d'IDH se concentre sur l'assistance technique, la restructuration des modèles économiques, l'apport de capital d'amorçage remboursable et la mise en relation qualifiée avec les institutions financières et les acheteurs finaux. L'architecture financière de ce programme, approuvée au début de l'année par la CAFI, s'articule autour d'un décaissement séquentiel en trois tranches. La première tranche, évaluée à environ 2,5 milliards de francs CFA, accompagne la mise en place du projet, tandis que les versements ultérieurs sont strictement subordonnés à l'atteinte de jalons opérationnels précis, incluant l'adhésion d'acteurs privés du secteur cacaoyer et l'évaluation rigoureuse de portefeuilles d'entreprises.

Le volet axé sur les paiements pour services environnementaux (PSE) constituera l'un des piliers de l'expérimentation, notamment dans le bassin du Grand Mbam. Les producteurs et les communautés locales y seront rémunérés sur la base de performances vérifiées de manière indépendante, couvrant des pratiques telles que l'agroforesterie, le reboisement et la régénération forestière. Le programme ambitionne ainsi d'appliquer des normes agricoles sans déforestation sur près de 10 000 hectares, tout en étendant les opérations de boisement sur des milliers d'hectares supplémentaires. Les enseignements tirés de cette initiative pilote ont vocation à servir de référence pour une extension ultérieure à l'ensemble du bassin du Congo, illustrant la convergence entre impératifs de préservation environnementale et dynamisation de l'économie rurale.


Asaba