Les travaux ont mis en lumière la récurrence des incidents enregistrés sur les pistes nationales, documentant plus de 650 événements de collision ou de présence animale sur la période allant de janvier 2019 à juin 2026. Concentrés en grande majorité sur les plateformes internationales de Douala et de Yaoundé-Nsimalen, ces heurts surviennent prioritairement lors des phases critiques de décollage et d'atterrissage, menaçant directement l'intégrité des aéronefs et la régularité des rotations commerciales.


Pour contrer cette vulnérabilité, les autorités s'appuient désormais sur des cartographies fauniques approfondies dressées par l'aviation civile. Ces études permettent d'identifier précisément les espèces migratrices et sédentaires les plus menaçantes pour la navigation, à l'instar du milan noir, du héron garde-bœufs ou du palmiste africain. La recrudescence de ces interactions impose de dépasser le cadre strictement aéroportuaire pour engager une action concertée avec les collectivités territoriales et les administrations riveraines, afin de neutraliser les facteurs d'attractivité animale situés aux abords immédiats des infrastructures.

En qualifiant la maîtrise du péril animalier d'impératif catégorique pour la compétitivité des plateformes et la sauvegarde des vies humaines, le département des Transports a entériné un train de recommandations axé sur la mutualisation des expertises. 


La mise en œuvre rigoureuse de ces mesures préventives devrait permettre de sécuriser davantage ciel national et de garantir des conditions d'exploitation optimales pour les compagnies aériennes desservant les aéroports du pays.


Bernardo