La résiliation prononcée par l'administration des Marchés publics pointe des manquements répétés, englobant le non-respect des clauses contractuelles, l'incapacité à lever les réserves techniques, des prestations inexécutées et l'abandon avéré du chantier.

Pourtant, la chronologie administrative de cette sanction soulève des interrogations quant à sa portée exacte. Les archives de l'ARMP documentaient déjà une première période d'interdiction de 24 mois consécutive à la décision de résiliation prise en juillet 2024, laquelle devait normalement s'achever à la mi-juillet 2026. L'apparition d'une nouvelle période d'exclusion débutant en août 2026 suscite un flou procédural, dans la mesure où aucune nouvelle décision formelle modificative n'a été publiquement recensée pour acter ce report, complexifiant l'analyse de la doctrine d'application des textes du Code des marchés publics relatifs aux délais de notification.

Malgré ces turbulences contentieuses, l'infrastructure conçue pour fédérer les systèmes d'alerte et de sécurité des administrations  comprenant notamment des modules de radiocommunication, de vidéosurveillance et une plateforme e-police, réceptionnée provisoirement à plus de 90 % en 2022 avant de capoter  demeure budgétisée par la puissance publique. Le Cadre de dépenses à moyen terme 2026-2028 du ministère des Postes et Télécommunications réserve ainsi une enveloppe de 400 millions de FCFA pour l'exercice en cours, consacrée à l'exploitation et à la gestion de ce réseau. L'enjeu réside désormais dans la clarification de la base juridique de l'exclusion de l'équipementier, tout en assurant la pérennité opérationnelle d'un projet technologique hautement stratégique pour la sécurité civile.


Asaba