Au regard du portefeuille promotionnel dévoilé par l'Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), l'opérateur projette l'implantation d'une unité de transformation à Kisenge, dans la province du Lualaba, spécialisée dans la production de dioxyde de manganèse électrolytique (MnO₂). Ce dérivé chimique hautement recherché alimente directement les filières technologiques des batteries et des cellules de stockage d'énergie.


Pour concrétiser cet investissement évalué à 100 millions de dollars, la structure publique mise sur une formule de partenariat public-privé d'une durée prévisionnelle de vingt à trente ans. L'objectif recherché consiste à s'associer l'agilité et l'expertise technique d'un opérateur privé pour piloter l'ensemble du cycle opérationnel, de la conception initiale à l'exploitation et la maintenance des infrastructures. Cette démarche intervient alors que le site historique de Kisenge tente de surmonter les stigmates d'une longue période de léthargie, amorcée dès l'interruption, dans les années 1980, de la liaison ferroviaire vers le port angolais de Lobito, avant que de timides flux d'exportation et une reprise récente du trafic ne relancent l'activité sur la zone.


L'opportunité de cette diversification industrielle trouve également un écho favorable dans la conjoncture des cours mondiaux relevée par la CTCPM, la tonne de concentré de haute pureté affichant des valorisations orientées à la hausse entre 2025 et ce premier trimestre 2026. 

En s'orientant résolument vers la transformation locale de son minerai, la République d

démocratique du Congo entend capter une plus-value souveraine accrue et s'imposer durablement comme un acteur incontournable de la transition énergétique internationale.


Nlend Flore