Portée par le ministère des marchés publics, cette opération a ciblé des infrastructures disséminées dans les régions de l'Adamaoua, de l'Extrême-Nord et de l'Ouest. 


Les collectivités territoriales décentralisées, et plus particulièrement les communes, agissent en qualité de maîtres d'ouvrage pour la grande majorité de ces investissements en souffrance.


Particulièrement marqués dans l'Extrême-Nord avec plus d'une quarantaine de chantiers suspendus, les dysfonctionnements constatés relèvent soit d'une absence totale de démarrage des travaux, soit d'un arrêt prolongé des chantiers malgré des dépassements considérables des délais contractuels. De surcroît, les enquêtes de terrain révèlent des situations contrastées où certains entrepreneurs ont cessé toute activité en raison de paiements suspendus, tandis que d'autres affichent des décaissements intégraux pour un niveau d'exécution physique quasi nul, compromettant l'impact escompté des politiques publiques de développement local.


Face à ces dérives préjudiciables au tissu socio-économique et à l'accès des populations aux services de base, un ultimatum de 21 a été notifié aux défaillants afin de reprendre les chantiers ou de fournir des justificatifs probants. Cette mesure qui annonce des résiliations imminentes, s'inscrit dans la continuité des actions de moralisation de la commande publique, visant à restaurer l'efficacité de la dépense publique, dans un contexte où les besoins d'infrastructures scolaires et sanitaires demeurent particulièrement pressants.


Asaba