Pilotée par la Direction générale du Budget, la manœuvre passe au crible la dette flottante accumulée entre 2020 et 2025, alors même que les services compétents  s'activent parallèlement à apurer le stock antérieur évalué à 752,1 milliards de FCFA. 


La connaissance de la  consistance exacte des engagements non réglés,  constitue un prérequis indispensable pour consolider les indicateurs macroéconomiques du pays.

Les programmes de remboursement engagés pour effacer l'ardoise des deux décennies antérieures, évaluée au départ à 671,7 milliards de francs CFA avant une révision à la hausse, mobilisent activement le Trésor public dans le cadre d'un calendrier étalé de 2024 à 2030. Un bilan arrêté à fin mai 2026 fait état d'un décaissement cumulé de 463,3 milliards de francs CFA, matérialisant l'absorption de 61,6 % d'un volume global dominé par les salaires à hauteur de 303,3 milliards et les arriérés fiscalo-douaniers pesant 215,8 milliards.


Contenir la constitution de nouvelles créances s'avère toutefois délicat face aux critères de convergence édictés par la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale, le territoire national accusant des dérapages répétés sur ce front depuis 2018. Entre des rentrées fiscales en deçà des prévisions, un accès difficile aux liquidités obligataires et des retards de décaissement chez les bailleurs internationaux, la conjoncture complique l'orthodoxie budgétaire. 

Pour garantir la pérennité financière de l'État, il convient dès lors de redoubler de rigueur pour satisfaire les exigences des institutions de Bretton Woods.


Asaba