Investissements : La Chine enregistre des chiffres records en Afrique au premier semestre 2026
Les travaux conjoints publiés le 26 juillet 2026 par The Asia Pacific Centre for Industry Transitions de l'Université de Queensland et The Green Finance & Development Center de l'Université Fudan mettent en lumière un changement de modèle d'affaires.
Ecouter l'article
Cliquez pour generer la version audio
Sur les six premiers mois de l'année 2026, les investissements directs chinois en Afrique dans le cadre des Nouvelles routes de la soie franchissent le seuil de 33,5 milliards de dollars, matérialisant une hausse de 254 % par rapport à la même période en 2025. Le continent absorbe ainsi 67,24 % des capitaux productifs injectés par Pékin à l'échelle mondiale dans le cadre du programme lancé à l'automne 2013, plaçant la région au premier rang des destinations d'investissement.
Cette réorientation s'accompagne d'une contraction des chantiers d'infrastructures financés par endettement public. La valeur des contrats de BTP confiés aux entreprises chinoises tombe à 13,49 milliards de dollars au premier semestre 2026, accusant un repli de 60,8 % sur un an pour représenter 17,64 % du marché mondial de la construction navale et civile chinoise. Malgré ce désengagement du crédit souverain lié aux vulnérabilités budgétaires locales, l'Afrique demeure la première cible des engagements globaux de Pékin avec 46,99 milliards de dollars, portés par la dynamique constatée en Éthiopie (18,9 milliards de dollars) et en Égypte (9,7 milliards de dollars).
L'accélération des implantations usinières répond aux barrières douanières érigées par Washington et Bruxelles contre les marchandises chinoises. En tirant parti de la fiscalité préférentielle et des accords de libre-échange signés par plusieurs États africains, les firmes asiatiques sécurisent leurs débouchés internationaux. À l'échelle globale, l'initiative chinoise totalise 126,4 milliards de dollars de nouveaux engagements répartis sur 186 projets dans 67 pays sur les six premiers mois de l'exercice 2026, portant le cumul des opérations à 1 539 milliards de dollars depuis l'origine. Les arbitrages sectoriels mondiaux privilégient l'énergie à hauteur de 28,7 %, la mine et la métallurgie pour 17,2 %, les transports pour 14,4 % et les technologies pour 13,4 %.
Asaba
Commentaires