À l'issue des arbitrages du Comité régional d'origine, le ministère du Commerce a procédé à la remise officielle d'agréments bénéficiant à 14 opérateurs économiques nationaux, autorisant l'admission de 120 références additionnelles au régime préférentiel communautaire. Cette neuvième vague d'homologation, entérinée à la suite des travaux de la session de mai à Douala, porte le portefeuille tricolore à 91 entreprises et 1 328 produits éligibles. Ce bilan consacre le leadership du pays en volume d'inscriptions au sein de l'espace unifié regroupant le Gabon, le Congo, la Guinée équatoriale, le Tchad, la République centrafricaine et le Cameroun, distançant largement ses partenaires sous-régionaux en termes de diversification industrielle validée.


Au-delà des avantages immédiats liés à l'affranchissement des barrières douanières traditionnelles à l'intérieur du marché commun, ces certifications constituent un tremplin stratégique vers l'intégration continentale. Les autorités de tutelle ont souligné que cette mise en conformité offre aux industriels et transformateurs locaux une rampe de lancement privilégiée pour l'obtention du statut d'exportateur agréé dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf). 

En s'affranchissant des lourdeurs procédurales liées aux certificats d'origine individuels et en obtenant la faculté d'établir eux-mêmes leurs déclarations d'exportation, les structures bénéficiaires renforcent leur compétitivité. 


Soutenus par les instances institutionnelles et consulaires, les acteurs économiques nationaux disposent ainsi d'un cadre normatif consolidé pour transformer leurs potentialités productives en parts de marché pérennes, tant à l'échelle de l'Afrique centrale que sur le vaste échiquier de la zone de libre-échange panafricaine.


Bernardo