L'inspection porte sur des chantiers vitaux pour la sécurité alimentaire. Autour de Lagdo et de Yagoua, les autorités examinent l'aménagement de 6 000 hectares de périmètres irrigués ainsi que la consolidation de plus de 33 kilomètres de digues de protection. Ces infrastructures hydrauliques, couplées à la réhabilitation des surfaces cultivables, ont pour but de stabiliser la production face aux caprices du climat. L'approche gouvernementale privilégie une modernisation technique pour augmenter les rendements, notamment à travers le Centre d’Innovation Technologique de Lagdo, afin de garantir l'approvisionnement des marchés nationaux.


L'aspect opérationnel de ce périple se manifeste par la remise directe de matériels de production aux acteurs de terrain. Dans le cadre du Plan Intégré d’Import-Substitution (PIISAH) et du projet PROLAC, des tracteurs, des engins de labour et des équipements piscicoles sont officiellement transférés aux coopératives et aux jeunes entrepreneurs ruraux. Cette mécanisation accrue doit permettre de réduire la dépendance aux denrées importées. À Kousseri, l'inauguration d'un complexe de poissonnerie et la mise en service d'un laboratoire de climatologie à l'Université de Maroua renforcent ce dispositif de résilience régionale.


L'enjeu de cette présence gouvernementale est de faire du Grand-Nord un moteur de la croissance économique nationale. En ciblant les filières agropastorales et halieutiques, l'État entend démontrer que l'investissement structuré peut corriger durablement le déséquilibre de la balance commerciale. La réussite de ces projets constitue le socle d'une économie plus autonome, capable de générer des emplois stables et de répondre aux besoins de consommation de la population.


Nlend Flore