Hydrocarbures : Le coût d'importation du gasoil bondit à 975 FCFA le litre
Selon les derniers documents publiés par la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH), en octobre 2026, le coût réel d'importation du gasoil s'établit à 974,93 FCFA le litre, enregistrant une progression spectaculaire de l'ordre de 49 % en l'espace de trois mois, comparés aux 653,85 FCFA relevés au mois de juillet.
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Cette envolée brutale, marquée par une accélération de plus de 114 FCFA rien qu'entre septembre et octobre, contraste radicalement avec la permanence des tarifs appliqués aux consommateurs finaux, le prix du litre de gasoil demeurant strictement administré et figé à 828 francs CFA sur la place de Douala.
Cette distension croissante entre les cours d'achat à l'international et la grille tarifaire de détail met en lumière la sollicitation accrue des instruments de péréquation publique. Pour absorber l'écart entre un coût d'importation qui dépasse désormais de près de 147 francs CFA le prix final de vente et la préservation de la structure des prix sur le marché intérieur, la ligne consacrée au soutien et au remboursement de l'État a connu une expansion arithmétique parallèle. Portée à 430,30 francs CFA par litre en octobre contre environ 109 francs CFA en juillet, cette composante illustre l'ampleur de la charge théorique assumée pour amortir le choc exogène. Toutefois, les analystes rappellent que cette correspondance mathématique stricte ne constitue pas nécessairement une dépense budgétaire immédiatement liquidée et décaissée à l'identique, l'impact réel sur les finances publiques dépendant étroitement des volumes effectifs importés et des mécanismes complexes de compensation régissant le secteur.
L'examen des structures de prix concerne l'ensemble du panier énergétique, touchant également le super et le pétrole lampant, ce dernier affichant des niveaux de soutien étatique encore plus prononcés pour maintenir son prix de détail à 350 francs CFA. Pour les autorités et les opérateurs de la filière, la persistance d'une telle configuration pose avec acuité la question de la viabilité à long terme des mécanismes de subvention face aux soubresauts du marché mondial des hydrocarbures, érigeant la maîtrise des équilibres énergétiques en impératif souverain pour la stabilité économique nationale.
Asaba
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