Cemac : Le pétrole et le gaz font progresser de 11,4 % les cours des matières premières exportées au deuxième trimestre 2026
D'après le dernier rapport de politique monétaire de la BEAC, au terme du mois de septembre 2026, les indicateurs conjoncturels de la Cemac confirment l'accélération de la reprise des cours des produits primaires exportés.
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Cette embellie marque une rupture nette avec l'orientation baissière qui prévalait au cours de l'exercice antérieur et prolonge, sur un rythme beaucoup plus vigoureux, la timide amorce de redressement constatée au premier trimestre.
L'examen de la structure de cette croissance met en lumière la prépondérance absolue du secteur des hydrocarbures dans la formation des revenus extérieurs. À eux seuls, les produits énergétiques ont vu leurs cours s'accroître de 20,4 %, après une performance déjà soutenue au trimestre précédent.
Dans sa note d'analyse, l'institut d'émission souligne que cette composante pèse d'un poids décisif, contribuant à hauteur de 11,3 points à la hausse globale de l'indice. En revanche, les matières premières non énergétiques ont affiché une trajectoire inverse, enregistrant un léger repli de 0,4 % qui retranche 0,2 point à la dynamique générale, confirmant le découplage persistant entre la vitalité du compartiment pétrolier et gazier et le rythme plus erratique des autres filières d'exportation.
Cette flambée des cours des produits énergétiques trouve son origine exogène dans la persistance des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et dans les menaces qui pèsent sur les grands corridors du commerce maritime international, à l'instar du détroit d'Ormuz, combinées aux perturbations récurrentes affectant la chaîne logistique du gaz naturel liquéfié.
Si ces tensions internationales procurent une bouffée d'oxygène aux balances commerciales des États membres exportateurs d'hydrocarbures en renforçant leurs excédents extérieurs, elles rappellent également la vulnérabilité structurelle de l'ensemble de la zone Cemac face à la volatilité des marchés mondiaux, un facteur que les autorités monétaires continuent de surveiller avec la plus grande vigilance pour anticiper les répercussions sur la stabilité des prix et la solidité des réserves de change.
Nlend Flore
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