Cette entité, conçue pour asseoir les fondations techniques et réglementaires de la future Banque centrale africaine (BCA), s'est dotée d'un premier conseil d'administration en marge des assises kényanes.

Pour piloter cette structure transitoire, les dirigeants ont jeté leur dévolu sur Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC). Cette désignation vient couronner un mandat marqué par l'accélération des chantiers d'harmonisation au sein de l'ABCA, dont il achevait la présidence pour la période 2025-2026. Sous son impulsion, l'institution a notamment enregistré des progrès notables en matière de convergence macroéconomique, avec une proportion accrue d'États respectant les critères requis, tout en balisant une feuille de route pluriannuelle pour aligner les politiques monétaires régionales.


La direction de l'ABCA a par la suite été transmise à Kamau Thugge, gouverneur de la Banque centrale du Kenya, pour l'exercice 2026-2027, tandis que les prochains travaux de l'IMA s'articuleront depuis Abuja, au Nigeria.


Si cette activation de l'IMA ne préjuge pas d'une mise en service immédiate de la monnaie continentale  un processus de longue haleine mené sous l'égide de l'Union africaine , elle s'accompagne d'une modernisation concrète des infrastructures de règlement. Profitant de ce rendez-vous de Nairobi, la BEAC et la Banque centrale du Congo ont officialisé leur raccordement au Système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), élargissant un peu plus l'interopérabilité des places financières africaines et matérialisant l'ambition d'une souveraineté des paiements transfrontaliers.


BCN