Ce portefeuille de crédits se compose pour l'essentiel, de concours à court terme, à hauteur de 457,68 milliards de FCFA, complétés par des engagements à moyen terme représentant 375,53 milliards, auxquels s'ajoutent des comptes débiteurs de clients évalués à 112,89 milliards.


En plus du financement de l'économie réelle, l'établissement maintient une position marquée sur les actifs de placement et les opérations de trésorerie. À fin août 2026, le portefeuille de titres de placement et valeurs assimilées atteint 523,12 milliards de FCFA, un montant qui équivaut à 62,8 % de l'encours global des crédits octroyés à la clientèle. Si l'on y adjoint les opérations interbancaires totalisant 232,33 milliards de FCFA, partagées entre placements à vue et à terme, le cumul des titres et des créances interbancaires s'établit à 755,45 milliards de FCFA. Bien que ces différentes catégories d'emplois répondent à des maturités et des profils de risque distincts, leur volume relatif illustre la diversification des choix d'allocation de bilans opérés par la première institution bancaire du pays.


Du côté des ressources, la structure du passif confirme la solidité de la collecte auprès du public. Les comptes créditeurs de la clientèle atteignent 1 020,11 milliards de francs CFA, ultra-dominés par les dépôts à vue, tandis que les comptes d'épargne sur livret s'établissent à 549,70 milliards, l'ensemble des dépôts et livrets frôlant ainsi les 1 570 milliards de FCFA. Cette base de collecte est adossée à des fonds propres robustes, ancrés par un capital social de 50 milliards de francs CFA et renforcés par plus de 112 milliards de réserves et report à nouveau, sans oublier l'apport des emprunts obligataires et participatifs. En l'absence de séries historiques comparables, cette radiographie d'août 2026, constitue une base de référence incontournable pour apprécier la dynamique opérationnelle de la banque dans un environnement monétaire en pleine mutation.


Bernardo