Le portefeuille couvre un ensemble de 43 projets prioritaires. Au sein de cet assortiment financier, l'opérateur historique des télécommunications et la société nationale d'eau potable absorbent 425,3 milliards de FCFA, représentant 50,3 % de la masse globale.

La société d'exploitation télécom monopolise le premier rang des bénéficiaires avec une créance de 230,4 milliards de FCFA, soit 27,3 % du total, au titre des investissements dans la fibre optique et le réseau dorsal national. La structure en charge de la distribution d'eau enregistre pour sa part 194,9 milliards de FCFA, à savoir 23,1 % des concours accordés pour l'extension des stations de traitement et des réseaux urbains. Deux autres acteurs majeurs de l'énergie, la Société nationale de transport de l'électricité avec 134,9 milliards de FCFA et Electricity Development Corporation porteur de 112,1 milliards de FCFA, complètent le noyau dur. Ensemble, le quatuor d'entreprises cumule 672,3 milliards de FCFA, équivalant à 79,5 % du passif contracté par l'administration centrale sous forme de rétrocession.

Bien qu'imputés sur la dette extérieure globale de l'État pour un montant total d'engagements initiaux de 1 574 milliards de FCFA, ces montants varient selon les fluctuations de change appliquées aux monnaies de tirage comme l'euro, le dollar ou le yuan. La diminution observée de 3,7 % sur un an traduit à la fois le rythme d'amortissement du principal et les réajustements monétaires des conventions conclues depuis l'année 2007. L'accumulation de ces charges à long terme soulève la question de la solvabilité opérationnelle des entreprises bénéficiaires et des mécanismes de remboursement effectifs vers la caisse centrale de l'État.


Nlend Flore