Le bilan consolidé des quatre premiers mois de l’année confirme ce changement de paradigme. Avec 708 millions de dollars captés via 124 transactions, l’écosystème subit une érosion de 13 % en valeur et de 31 % en nombre d’opérations par rapport à la même période en 2025. Dans cette phase de raréfaction des ressources, la tech financière et les solutions énergétiques font preuve d'une résilience remarquable. L’égyptien MNT-Halan a ainsi dominé les débats avec une levée de 41,3 millions de dollars, tandis que le kényan CrossBoundary Energy a sécurisé 40 millions de dollars pour ses projets de transition vers les énergies renouvelables.


Cette prudence des investisseurs traduit une exigence de rentabilité immédiate face à la persistance de taux d'intérêt mondiaux élevés. Les structures de financement, à l'instar de la Société financière internationale (SFI) qui a octroyé 24,5 millions de dollars de dette au groupe Gozem, privilégient désormais les acteurs capables de démontrer une viabilité économique robuste sur plusieurs marchés, comme le Bénin, le Cameroun et le Congo. Si le quatuor de tête (Nigeria, Kenya, Afrique du Sud et Égypte)  capte toujours l'essentiel des flux, l'arrivée croissante de capitaux asiatiques, notamment nippons, offre de nouvelles perspectives de relais pour les entreprises technologiques en quête de croissance.


Nlend