Maintenir une telle rémunération à la production insuffle un optimisme mesuré aux exploitants, alors que les flux majeurs de la nouvelle récolte ne s'annoncent qu'à l'approche de la fin de l'année.

Un matelas de sécurité logistique appréciable permet d'alimenter les premiers circuits de commercialisation grâce aux volumes résiduels de la période précédente.


Les données officielles  recensent ainsi un reliquat de 40 446 tonnes de fèves non écoulées au terme de l'exercice 2025-2026, éclipsant les 13 946 tonnes stockées une année plus tôt. Mobiliser ces réserves accumulées insuffle une fluidité indispensable aux transactions en attendant l'arrivée sur les marchés des cabosses fraîches.

La baisse des recettes d'exportation enregistrée à l'issue de la dernière campagne illustre la vulnérabilité du secteur face aux soubresauts boursiers mondiaux. Le port de Douala a validé des sorties de fèves évaluées à 400,9 milliards de FCFA pour la saison achevée en juillet 2026, traduisant une contraction brutale de 63 % par rapport aux 1 074,6 milliards de FCFA engrangés lors de la période record précédente. 


Conjonction d'une diminution des tonnages expédiés et d'un repli des cours internationaux, ce fléchissement des rentrées de devises impose aux autorités de consolider d'urgence la transformation locale pour sécuriser durablement les marges des producteurs camerounais.


Asaba