Énergie : La centrale à gaz de Kribi mise à l'arrêt pour travaux
Un communiqué du ministère de l'Eau et de l'Énergie, daté du 5 août 2026, officialise la mise hors service temporaire du site de production de Kribi du 5 au 7 août, le temps d'exécuter une révision d'urgence sur la station terminale du gazoduc d'approvisionnement sous la supervision de la Société nationale des hydrocarbures.
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L'opération prive le Réseau interconnecté Sud d'une puissance installée majeure de 216 MW gérée par la filiale KPDC du groupe Globeleq, risquant d'occasionner des délestages ciblés dans les métropoles de Douala et Yaoundé ainsi que dans le périmètre industriel du port de Kribi.
L'arrêt technique survient à un moment charnière de la politique d'approvisionnement gazier. Depuis le mois de juillet, le combustible extrait du champ Sanaga Sud (jusqu'alors transformé à bord de l'unité flottante Hilli Episeyo) fait l'objet d'une redirection directe vers les turbines de Kribi pour combler le déficit de charge national. L'activation intégrale des autres ouvrages hydrauliques et thermiques en renfort vise à pallier l'indisponibilité momentanée du complexe gazier et à contenir la baisse des capacités de production distribuées sur la ligne du Sud.
Le gel momentané des 216 MW ravive les inquiétudes sur la fragilité de la desserte industrielle dans un contexte sectoriel fragilisé par d'anciens arriérés de paiement. Deux mois après une baisse d'injection sur les installations de Kribi et Dibamba liée à des différends financiers avec l'opérateur, la suspension des livraisons de gaz met en relief la dépendance du système électrique vis-à-vis des infrastructures thermiques de relais. La réussite des opérations d'entretien sur le gazoduc détermine le retour rapide des volumes de mégawatts indispensables à la stabilité des activités économiques du pays.
L'indisponibilité temporaire des centrales thermiques à gaz souligne la nécessité de consolider les réserves de puissance afin de prémunir le tissu industriel contre la récurrence des chocs d'offre. Les pertes de production engendrées par les coupures d'électricité pèsent lourdement sur les bilans des entreprises de transformation, limitant la rentabilité des investissements lourds engagés dans les zones portuaires. L'aboutissement des travaux de révision permettra de sécuriser le réseau de transport avant l'entrée dans la période de forte demande énergétique de fin d'année.
Nlend Flore
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