Destruction du réseau de distribution d'eau potable : La Camwater dénonce !
À travers une déclaration officielle rendue publique le 5 août 2026, le Directeur Général de la Cameroon Water Utilities Corporation, Blaise Moussa, pointe du doigt les ruptures intempestives de tuyauteries causées par les chantiers d'infrastructures routières.
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L'incidents à répétition affectent directement 15 localités de la région du Centre, incluant Akonolinga, Bafia, Mbalmayo, Obala ou Yoko. Ces avaries provoquent des manques à gagner d'une importance financière majeure pour l'opérateur étatique, tout en entraînant des coupures sèches d'approvisionnement auprès des ménages et usagers industriels.
Le préjudice porte sur des équipements financés sur fonds publics et détruits prématurément par méconnaissance des tracés d'adduction. La réglementation en vigueur contraint pourtant les collectivités territoriales décentralisées et les départements ministériels à consulter les concessionnaires avant toute ouverture de tranchée. La démarche préalable vise à planifier le déplacement des conduites avant l'intervention des niveleuses. Camwater préconise l'instauration d'un protocole systématique de repérage des réseaux afin d'éviter la détérioration du patrimoine d'État et d'assurer la permanence de la distribution d'eau potable.
L'enjeu financier dépasse le simple coût des réparations d'urgence supporté par la société concessionnaire. La détérioration récurrente des conduites sous la chaussée accentue le volume d'eau non facturée, un indicateur technique qui dégrade le rendement global des stations de traitement. Une concertation interministérielle formelle apparaît indispensable pour imposer des clauses de responsabilité pécuniary aux entreprises de BTP fautives et préserver la rentabilité des investissements publics dans l'hydraulique urbaine.
Au-delà de la seule préservation des tuyauteries sous-terraines, le manque d'harmonisation opérationnelle entre les gestionnaires de voirie et les opérateurs d'infrastructures pénalise le climat des affaires en dégradant la continuité de l'accès aux facteurs de production de base. La facture de la remise en état des conduits endommagés grève l'enveloppe budgétaire dévolue à la modernisation des réseaux d'adduction existants. En incitant les intervenants publics et privés à cartographier rigoureusement le sous-sol avant le démarrage des gros travaux, la direction générale tente d'endiguer la fuite des capitaux d'exploitation et de sécuriser la trajectoire de redressement financier de la structure étatique.
Nlend Flore
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