Coorganisé par la Banque Mondiale et le Programme Supérieur de Spécialisation en Finances Publiques (PSSFP), cet atelier réunira pendant 5 jours des cadres techniques et des délégués venus de plusieurs pays de la sous-région. L'objectif est d'harmoniser les pratiques juridiques et opérationnelles autour de ces standards internationaux pour sécuriser les investissements de capitaux dans le secteur des travaux publics.

La représentante de la Banque mondiale, Rose Cadet, a insisté sur la portée technique de cette session, conçue pour être nettement plus rigoureuse que le premier volet organisé l'année dernière. L’accent est mis sur les spécificités de l’ingénierie et de la répartition des risques entre maîtres d’ouvrage et entreprises adjudicataires, un levier crucial pour éliminer les contentieux financiers récurrents qui paralysent l'avancement des grands projets. Le déploiement de ce programme de formation intensive a été détaillé par l’expert Stéphane Giraud, qui conduit les modules thématiques afin de doter les participants d'outils d’arbitrage et de régulation directement applicables sur le terrain dès la clôture des travaux prévue le 29 mai 2026.

L'intégration de ces compétences contractuelles est perçue par le Dr Mballa Zambo, directeur de la formation  au sein du PSSFP, comme un moteur indispensable pour la croissance globale de la zone Afrique centrale. La maîtrise des mécanismes Fidic permet aux États d'améliorer l'absorption des crédits de développement et de renforcer leur crédibilité face aux institutions financières multilatérales. En rationalisant la gouvernance de ces portefeuilles d'infrastructures d'envergure, les pays de la sous-région s'assurent une meilleure exécution budgétaire, réduisant les coûts annexes liés aux retards pour maximiser les retombées économiques directes sur les populations.


BCN