Les échanges ont notamment porté sur le suivi opérationnel de la Stratégie nationale de développement (SND30), l'évaluation de la politique d'import-substitution illustrée par le Programme d'import-substitution des produits agro-pastoraux et halieutiques (PIISAH), ainsi que les arbitrages relatifs au cadrage budgétaire de l'exercice 2027, le tout dans un climat international marqué par la persistance de chocs exogènes.


Le bilan des indicateurs récents fait ressortir qu'au terme de l'année 2025, l'activité nationale s'est accrue de 3,5 % en rythme annuel, tandis que le solde budgétaire a été contenu en deçà du seuil de 2 %. L'encours de la dette publique s'établit quant à lui à 44 % du produit intérieur brut, se positionnant nettement sous la limite interne fixée à 50 % ainsi que sous la norme communautaire de la CEMAC établie à 70 %. Commentant ces performances, le Ministre Alamine Ousmane Mey a souligné que la résilience conjoncturelle ne saurait constituer un aboutissement en soi, mais doit plutôt servir de tremplin. Selon lui, une posture nettement plus offensive s'avère indispensable pour matérialiser les ambitions de croissance de la SND30, ce qui suppose une intensification notable de l'effort d'investissement public.


Cette orientation vise à conforter le cap menant vers l'émergence économique à l'horizon 2035. L'impératif réside dans l'amplification des investissements générateurs de valeur ajoutée et d'emplois, tout en veillant à optimiser l'efficience de la dépense publique pour maximiser l'impact des ressources allouées.


Bernardo