La dynamique d'adoption rassemble désormais 215 millions de joueurs, soit 14 % de la population du continent, contre 198 millions d'utilisateurs comptabilisés un an plus tôt. La répartition sous-régionale place l'Afrique de l'Ouest en tête avec 10,3 milliards de dollars générés (44,7 % de l'enveloppe globale), devant l'Afrique du Nord à 4,8 milliards de dollars, l'Afrique australe à 4 milliards de dollars, l'Afrique de l'Est à 2,8 milliards de dollars et l'Afrique centrale clôturant le classement avec 1,1 milliard de dollars.

L'analyse des circuits financiers révèle l'hégémonie des acteurs non agréés qui absorbent 17,8 milliards de dollars de revenus bruts, s'appropriant 77 % des flux financiers totaux contre 15,6 milliards de dollars sur l'exercice précédent. Le nombre de sites informels ciblant le public africain s'est ainsi accru, passant de 3 644 à 4 129 plateformes clandestines. Parallèlement, le segment sous contrôle étatique enregistre une hausse de 18,1 % pour atteindre 5,2 milliards de dollars de recettes, représentant une part de marché modeste de 23 %. L'ancrage de la légalité varie d'une zone à l'autre la part des opérateurs agréés plafonne à 0,3 % du marché en Afrique du Nord, mais s'élève à 31 % en Afrique de l'Ouest, 28 % en Afrique australe, 22 % en Afrique centrale et 15 % en Afrique de l'Est.

L'évasion fiscale massive s'explique par la compétitivité tarifaire des plateformes clandestines, exonérées de droits de licence et d'impôts directeurs. Les taux d'imposition excessifs, la rigidité des limites de mise et les coûts élevés des passerelles de paiement bancaires pénalisent l'attractivité des entités sous régulation officielle. Pour capter ces ressources budgétaires évaporées et protéger les consommateurs, le cadre d'optimisation préconisé par le cabinet d'expertise recommande une refonte des politiques publiques axée sur la baisse des barrières fiscales, le contrôle des flux de paiement et une répression ciblée. La modernisation des mécanismes réglementaires vise à transférer les volumes de paris vers des filiales légales, sécurisant des recettes fiscales durables pour les administrations publiques nationales.


Nlend Flore