Le partenariat se concentre sur le déploiement de solutions sécurisées touchant des secteurs clés tels que le e-commerce, la numérisation des flux étatiques et les services financiers de nouvelle génération. En connectant les banques, les établissements de microfinance et les fintechs de la sous-région au réseau global de Visa, le GIMAC entend multiplier les points de contact pour les usagers. Pour Valentin Mbozo'o, Directeur général du GIMAC, cette synergie constitue un levier majeur pour intégrer les trésors publics et les administrations postales dans une dynamique de modernisation globale, garantissant une meilleure accessibilité aux services financiers pour des millions de citoyens.

Cette offensive intervient dans un marché en pleine effervescence. Selon les données consolidées de la BEAC, les transactions électroniques en zone CEMAC ont connu une progression fulgurante de près de 46 % en 2023, atteignant une valeur globale de 171 943 milliards de FCFA. Le segment est ultra-dominé par le Mobile Money, qui concentre 94,8 % des échanges grâce à un parc de plus de 40 millions de comptes actifs. L'arrivée des solutions Visa via le canal GIMAC devrait renforcer cette tendance en apportant une couche supplémentaire de sécurité et de normalisation internationale aux réglementations du quotidien.

L'enjeu est social et macroéconomique. La région s'est fixée pour ambition d'atteindre un taux d'inclusion financière de 60 % à l'horizon 2029. Pour y parvenir, la réduction de la manipulation fiduciaire au profit des flux numériques est impérative. En renforçant sa présence en Afrique centrale par ce type d'accords, Visa ne se contente pas d'élargir sa couverture ; l'entreprise se positionne comme un partenaire structurel de la croissance, transformant les outils numériques en véritables vecteurs de développement pour les économies de la sous-région.


Bernardo