Examinant les pratiques de 139 gouvernements éligibles à son aide, l'administration fédérale intègre des critères stricts liés à la publication intégrale des données budgétaires, à la gestion de la dette publique et à la passation des contrats d'extraction de ressources naturelles.


Si des nations telles que la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Rwanda ou l'Afrique du Sud répondent aux standards d'exhaustivité requis, un groupe de 9 autres pays, incluant le Cameroun, le Tchad et le Sénégal, enregistre des avancées notables en matière d'information financière.

Toutefois, la stagnation observée au sein de 27 capitales africaines préoccupe la diplomatie américaine, laquelle conditionne le maintien des flux humanitaires et sécuritaires à une publicité fiable des recettes ministérielles. L'absence de mise à disposition des documents comptables ne traduit pas automatiquement un taux de corruption élevé, mais elle prive les observateurs indépendants d'outils de vérification essentiels.

Cette évaluation institutionnelle contraint les administrations financières régionales à accélérer la modernisation de leurs processus d'exécution de la dépense. Pour ce faire, la mise en conformité des registres étatiques demeure une condition indispensable pour sécuriser les partenariats stratégiques et garantir l'accès aux guichets de financement internationaux.


Nlend Flore