D'après les relevés officiels diffusés par la Direction générale des douanes (DGD), les encaissements au titre des droits et taxes sur les téléphones portables importés ont dépassé la barre des 1,8 milliard de FCFA entre le 1er avril et le début du mois de septembre 2026. À période comparable, les flux perçus un an plus tôt plafonnaient aux alentours de 400 millions de FCFA, traduisant une multiplication par près de 4,5 des volumes financiers mobilisés.

Cette performance trouve son catalyseur principal dans la mise en œuvre opérationnelle, effective dès le printemps 2026, du nouveau mécanisme de dédouanement et de traçabilité des terminaux. Le système impose l'enregistrement systématique des numéros IMEI via la plateforme douanière CAMCIS, permettant ainsi d'authentifier la régularité fiscale des équipements connectés aux réseaux mobiles locaux. 


Sur les cinq premiers mois d'application, cette discipline nouvelle s'est traduite par la déclaration d'environ 386 000 appareils, générant une moyenne mensuelle d'environ 360 millions de FCFA de recettes, bien loin des encaissements chroniques observés par le passé.

La dynamique est appelée à s'intensifier avec l'entrée en vigueur, intervenue au début du mois de septembre, de la phase de restriction d'accès aux réseaux pour les terminaux non régularisés. Alors que les années antérieures avaient vu les recettes douanières s'effriter sous le poids de la contrebande et des importations informelles  contrastant avec les performances enregistrées au début des années 2000, l'administration entend ainsi contraindre les opérateurs et les utilisateurs à se conformer aux exigences légales. 


Si le rythme actuel d'engrangement des taxes laisse entrevoir un total annuel supérieur aux exercices précédents, l'atteinte des objectifs ambitieux fixés à l'horizon des douze mois dépendra de l'efficacité durable des mesures de blocage désormais activées.


Nlend Flore