Un saut technologique vers le très haut débit


L'étude de faisabilité, pilotée par le cabinet MASON, préconise une intégration au réseau Medusa, un géant de 8 700 kilomètres dépendant de la Méditerranée à l'Atlantique. Avec ses 24 paires de fibres offrant une capacité totale de 480 térabits, cette solution technique permet d'augmenter de manière exponentielle la vitesse du trafic national. Le Vice-président, Nguema Obiang Mangue, a déjà soumis le dossier à un comité technique afin de coordonner les prochaines étapes avec les promoteurs du projet. Bien que le besoin soit immédiat, la mise en exploitation est projetée entre 2029 et 2030, après sécurisation des financements externes.


Diversification et redondance des réseaux


Ce nouvel investissement s'inscrit dans une stratégie globale de sécurisation des flux de données. La Guinée équatoriale, membre actif de la CEMAC, multiplie les liaisons pour éviter tout isolement numérique. Outre le projet Medusa, Malabo a récemment conclu un accord avec le Nigeria et s'appuie déjà sur des connexions régionales telles que Ceiba-2, dépendant de Malabo à Kribi, au Cameroun. L'objectif est de bâtir un maillage robuste capable de soutenir la demande d'une population dont le taux de pénétration internet atteignait déjà 60,4 % à la fin de l'année 2025.


Un levier pour la croissance hors hydrocarbures


L'amélioration de la qualité du réseau n'est pas uniquement une question de confort pour les usagers ; elle constitue un impératif pour la transformation de l'administration et du secteur privé. En visant notamment la ville de Djibloho, futur pôle technologique, le gouvernement entend faire du numérique un moteur de développement diversifié. La réussite de ce permettant de stabiliser les coûts d'accès au haut débit et d'attirer des investisseurs dans le secteur des services, consolidant ainsi la position de Malabo comme un acteur dynamique de la technologie en Afrique centrale.


Ndjomo Carlos