Le premier volet de cet appui, baptisé FORMAPRO, s'attaque de front au défi de l'employabilité. Dans un pays où le taux de chômage des 15-30 ans avoisine les 60 %, l'enjeu consiste à réduire le fossé entre les aptitudes de la main-d'œuvre et les exigences réelles des entreprises, singulièrement le long du corridor N’Djamena-Douala. Les investissements se concentreront sur des filières stratégiques telles que l'énergie et l'agrobusiness, afin de doter les jeunes de certifications techniques capables de soutenir les ambitions d'industrialisation du pays.


Parallèlement, le projet RESIET cible spécifiquement la zone orientale du territoire. Cette région, soumise à de fortes pressions migratoires et humanitaires, bénéficiera d'investissements destinés à consolider le tissu productif local et à apaiser les tensions sociales. Ce dispositif est complété par le programme CCER 4, dont la vocation est de moderniser la gouvernance. Il s'agit d'accroître l'efficacité des collectivités territoriales et de l'administration centrale pour garantir une prestation de services publics plus transparente et en adéquation avec les attentes des citoyens.


Cette nouvelle injection de capitaux s'inscrit dans une politique de soutien de longue durée. En février 2026, l'Union européenne avait déjà mobilisé près de 19 milliards de FCFA pour l'entrepreneuriat numérique. Pour les autorités tchadiennes, ces interventions sont cruciales dans un contexte où plus de 40 % de la population demeure vulnérable. En misant sur le renforcement des capacités étatiques et la résilience économique, ce partenariat espère induire des changements structurels profonds, essentiels pour stabiliser l'économie nationale.


BCN