SIC : Le bénéfice net en hausse de 48% en 2025
Le bénéfice net de la SIC explose de 48% en 2025, mais l'analyse des agrégats d'exploitation révèle une érosion des performances industrielles. La trésorerie nette s'effondre et les auditeurs pointent des zones de vulnérabilité majeure. Quels sont les défis que doit relever la SIC ?
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Le chiffre d'affaires suit la même courbe ascendante pour s'établir à 5,02 milliards de Francs CFA, stimulé par les revenus locatifs et les cessions de logements. Toutefois, l'analyse approfondie des agrégats d'exploitation révèle une érosion des performances industrielles de l'opérateur public, dont l'excédent brut d'exploitation s'effondre de 46 %, chutant de 1,46 milliard à 786,9 millions de Francs CFA.
L'essoufflement opérationnel se double d'une crise de liquidité aiguë. La trésorerie nette s'est fortement contractée en cours d'exercice, fondant de 7,47 milliards à 2,58 milliards de Francs CFA, grevée par un flux de trésorerie d'exploitation négatif de 465,7 millions de Francs CFA. Les auditeurs pointent une zone de vulnérabilité majeure liée à l’absence de titres de propriété ou de documents juridiques d'attribution pour un portefeuille de terrains valorisé à 10,07 milliards de Francs CFA. Le litige comptable le plus lourd concerne l'assiette foncière de Douala II – Camp Yabassi, inscrite à l'actif depuis seize ans pour un montant de 9,97 milliards de Francs CFA sans base légale stabilisée, ce qui fragilise la notation financière de la structure au capital social de 75 milliards de Francs CFA.
La dépendance financière vis-à-vis des guichets de l'État hypothèque l'autonomie commerciale du promoteur immobilier public. Les créances clients brutes se sont alourdies de 19 % pour atteindre 9,24 milliards de Francs CFA, reflétant les retards de paiement chroniques des ministères (MINHDU, MINDEF, MINDCAF) auprès des paieries spécialisées, le volume des arriérés douteux s'élevant à 851,6 millions de Francs CFA. L'équilibre d'exploitation intègre une subvention d'équilibre étatique de 3,38 milliards de Francs CFA au titre de la régulation des loyers. Enfin, les procédures de contrôle interne montrent des signes de relâchement avec une explosion de 187 % des avances non justifiées au personnel, culminant à 1,33 milliard de Francs CFA à la clôture, un solde que des régularisations tardives en 2026 ont ramené à 378,5 millions de Francs CFA.
Bernardo
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