Inscrite dans une phase de repli sur le continent, la Société Générale cède la deuxième place en voyant sa part sur le total du bilan, refluer de 8,6 % à 7 %, consécutivement à la cession de la filiale burkinabè à Vista Group. L'entité burkinabè consolide ses indicateurs de rentabilité en générant 9,2 % des gains globaux du secteur, tout en maîtrisant 5,6 % des guichets et 5,9 % des automates de la zone. Renforcée par la reprise de la clientèle de détail de Standard Chartered en Côte d'Ivoire, la filiale abidjanaise affiche un bilan de 1 324 milliards FCFA, en hausse de 23,7 %, tandis que les croissances dépassent 20 % au Sénégal et 22,3 % au Niger.


Avec par une levée de fonds propres de 100 millions d'euros, réussie auprès de bailleurs internationaux en octobre 2025, la stratégie de croissance externe vise désormais un déploiement accru en Afrique centrale, notamment au Cameroun, au Gabon et en Centrafrique. Le rachat des entités Tchad et Cap-Vert prépare un redéploiement ambitieux face à la présence modeste des acteurs d'Afrique centrale comme BGFIBank (2,2 % des actifs), Afriland First Group (0,4 %) et BANGE (0,1 %).

La recomposition du secteur monétaire consacre l'essor des champions bancaires endogènes. A cet effet, l'injection de liquidités fraîches permettra au groupe de consolider ses assises financières pour accélérer ses ouvertures de guichets dans la sous-région voisine.



Nlend Flore