Une fraction significative de ces ressources servira par ailleurs à constituer un fonds de roulement permanent pour l'achat direct de la production auprès des exploitants de l'Extrême-Nord, garantissant ainsi des débouchés immédiats aux cultivateurs dès les premières phases de moisson.


L'exécutif de l'organisme public matérialise par cette programmation le soutien financier étatique officialisé pour l'exercice agricole en cours, dans le prolongement des arbitrages menés par le ministère de l'Agriculture. L'objectif affiché consiste à hisser le volume national de production à 450 000 tonnes, s'inscrivant dans la trajectoire du Plan intégré d'import-substitution agropastorale et halieutique qui s'achève en novembre 2026. La campagne précédente s'était soldée par une récolte de 369 330 tonnes, affichant une progression annuelle de 6,3 %, un volume qui demeure toutefois en deçà des besoins de consommation globale évalués à 673 000 tonnes.


Réduire la dépendance persistante vis-à-vis des approvisionnements extérieurs, qui ont nécessité l'importation de 869 039 tonnes de riz blanchi pour un montant de 268,7 milliards de FCFA en 2025, demeure l'impératif majeur des autorités. Pour valoriser ces récoltes, l'inauguration fin 2025 de l'unité industrielle de Sanguéré à Garoua, dotée d'une capacité annuelle de 18 000 tonnes pour un investissement d'un milliard de FCFA, offre un débouché de transformation capable d'absorber une part substantielle de la production du grand bassin septentrional.


Bernardo