Le programme, dont le déploiement est prévu sur une période de quatre ans, cible directement l'équipement et le renforcement des capacités de 5 000 exploitants et entrepreneurs du secteur. Une attention particulière est accordée à l'entrepreneuriat féminin, avec un quota réservé à plus de 300 PME dirigées par des femmes. Pour la SFI, cet engagement doit permettre de transformer le potentiel agricole congolais en une véritable locomotive économique, capable de générer des emplois durables en zone rurale.


L'enjeu est de taille pour l'économie nationale, dont l'agriculture représente environ 21 % du produit intérieur brut (PIB). Malgré l'abondance des terres arables, le pays fait face à un écart de financement critique pour ses entreprises, pesant à plus de 11 milliards de dollars en 2024. Ce manque de liquidités freine la mécanisation des cultures et contraint la RDC à importer chaque année pour près de 2 milliards de dollars de denrées alimentaires, faute d'une production locale suffisamment structurée.


Pour inverser cette tendance, les autorités congolaises autorisent d'injecter 265 millions de dollars dans la recherche et le développement rural entre 2025 et 2028. Ce soutien de la SFI et de Londres vient ainsi compléter les efforts publics visant à moderniser les exploitations. À terme, le pays ambitionne de mobiliser jusqu'à 6,6 milliards de dollars sur une décennie pour assurer sa souveraineté alimentaire et valoriser ses 80 millions d'hectares de terres cultivables.


Bernardo