Ces procédures visent à recueillir l'ensemble des données géologiques, géotechniques, topographiques et bathymétriques indispensables à la matérialisation de l'Avant-Projet détaillé. Préciser la résistance des sols, évaluer la sismicité des emplacements ciblés et modéliser le comportement hydraulique du futur réservoir constituent les préalables techniques exigés des futurs prestataires avant d'engager toute phase constructive.


La configuration d'ensemble du projet, esquissée au terme des études de faisabilité confiées au groupement mené par ISL Ingénierie, table sur une puissance cumulée avoisinant 399 mégawatts. Cette architecture hybride associe une unité hydroélectrique amont de 54 MW, une seconde centrale hydraulique aval de 234 MW, ainsi qu'un parc solaire d'une capacité de 111 MW. Les investigations géotechniques budgétisées à 1,15 milliard de FCFA sur huit mois devront notamment guider le choix des matériaux et la composition des bétons, tandis que le volet topographique évalué à 300 millions de FCFA permettra d'établir précisément les courbes de volume de la retenue.


Parallèlement aux expertises d'ingénierie physique, une évaluation environnementale et sociale détaillée a été enclenchée dès la fin du mois de juillet 2026 pour mesurer l'impact cumulé des futurs ouvrages sur les écosystèmes locaux et les populations riveraines. Si l'accompagnement de la Banque mondiale positionne ce site parmi les priorités de développement énergétique national, les procédures actuelles se limitent exclusivement à la phase d'études préliminaires. Aucun calendrier de réalisation des travaux de génie civil ni aucun montage financier définitif n'ont encore été arrêtés pour ce chantier d'envergure qui se distingue nettement de la petite structure déjà en service à Mbakaou-Carrière.


Nlend Flore