Le dépassement, représentatif d'un besoin de financement complémentaire de 40,1 %, découle principalement de l'intégration de 66 kilomètres supplémentaires de voies d'accès destinées à relier les quartiers périphériques au corridor pilote, portant le linéaire global des voiries secondaires à 80 kilomètres. L'incorporation de ces infrastructures amène la facture hors taxes de 226 milliards à 306,4 milliards de FCFA, somme à laquelle s'ajoutent 58,9 milliards de FCFA au titre de la taxe sur la valeur ajoutée. 

L'échéance de clôture fixée au 16 juin 2028 pousse la Banque mondiale à préconiser une restructuration technique vers un réseau allégé. La conversion du projet vers des infrastructures simplifiées abaisserait la vitesse commerciale moyenne de 35 km/h à une fourchette comprise entre 18 et 25 km/h, tout en remettant en cause l'objectif d'absorption de 535 000 passagers par jour assurée par un parc de 251 autobus. Face à ce blocage, le comité de pilotage sollicite un effacement fiscal de 54 milliards de FCFA, laissant un reliquat net de 50 milliards de FCFA à négocier auprès des bailleurs internationaux.

L'absence d'arbitrage définitif sur l'exonération des taxes d'importation et de la TVA paralalyse l'engagement des tranches de travaux complémentaires. Le non-dégagement des emprises foncières réservées aux centres de maintenance technique retarde la concrétisation du partenariat public-privé chargé de fournir le matériel roulant.

Le repli vers une version allégée du réseau de transport réduira les coûts de premier investissement tout en dégradant la qualité du service offert aux usagers. L'arbitrage programmé lors de la revue de septembre 2026 scellera le modèle économique final et le niveau de participation financière exigé du Trésor public.


Asaba