Politique monétaire : La BEAC abaisse ses taux directeurs pour relancer le crédit
La BEAC abaisse ses taux directeurs pour relancer le crédit. Cette décision vise à injecter de nouvelles liquidités dans le circuit bancaire. L'efficacité de cette relance dépendra de la répercussion sur les taux débiteurs appliqués aux PME.
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L’institut d’émission s’appuie sur une inflation désormais maîtrisée sous les plafonds communautaires, une consolidation des réserves de change communes et une amélioration globale des comptes extérieurs de la CEMAC pour injecter de nouvelles liquidités dans le circuit bancaire.
La baisse du coût de l’argent s’accompagne d’une révision à la baisse des autres guichets de refinancement pour desserrer l’étau sur le crédit bancaire. Le loyer du taux de la facilité de prêt marginal subit une baisse de cinquante points de base, reculant de 6,25 % à 5,75 %, tandis que la rémunération des dépôts des banques reste bloquée au plancher de 0,00 %. En parallèle, l'autorité monétaire a réduit les coefficients des réserves obligatoires imposés aux établissements de crédit, libérant des marges de manœuvre pour le financement des investissements des entreprises de la sous-région. L'arbitrage de la banque centrale marque l'arrêt des politiques restrictives antérieures et vise à abaisser le coût moyen des crédits octroyés aux agents économiques locaux.
L'assouplissement de la politique monétaire devrait modifier les conditions de refinancement sur le marché interbancaire de la CEMAC au cours du prochain semestre. La réduction des exigences de réserves obligatoires permet de restaurer la liquidité globale des banques, atténuant la dépendance des institutions financières vis-à-vis des injections hebdomadaires de la banque centrale. L’efficacité de la relance par le crédit reste subordonnée à la répercussion effective de la baisse des taux directeurs sur les taux débiteurs appliqués aux petites et moyennes entreprises, ainsi qu'à la capacité des économies régionales à absorber les capitaux sans alimenter de nouvelles pressions sur l'indice des prix à la consommation.
Asaba
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