La présence du Chef de la Coopération allemande à cette cérémonie souligne l'importance de cet appui international dans un secteur souvent complexe, marqué par des enjeux de stabilité sociale. Pour le gouvernement camerounais, l'enjeu dépasse la simple gestion administrative : il s'agit de bâtir un cadre foncier transparent, capable de rassurer les investisseurs et de garantir l'équité pour tous les citoyens. Le Ministre Eyebe Ayissi a d'ailleurs réitéré la volonté de l'État de faire de la gestion des terres un levier majeur de l'attractivité économique du pays.

Le Dr Tobias Feldt, Chef de projet ProPFR au sein de la GIZ, a dressé un bilan exhaustif des réalisations obtenues durant ce triennat. L'accent a été mis sur le renforcement des capacités institutionnelles et l'amélioration de la traçabilité des procédures foncières. Les éclairages apportés par Bakker Nongni, coordonnateur technique, ont permis de mesurer les avancées opérationnelles réalisées en étroite collaboration avec les services du Cadastre. Ces efforts conjoints ont permis de confronter les normes internationales de « gouvernance responsable » aux réalités spécifiques du terrain camerounais.

L'atelier de Yaoundé ne constituait pas seulement une cérémonie de fin, mais une véritable plateforme de réflexion sur la pérennisation des outils développés. La capitalisation des bonnes pratiques doit désormais permettre un transfert de compétences fluide vers les cadres nationaux. En replaçant le foncier au cœur des priorités socio-économiques, le Cameroun espère transformer la gestion domaniale en un moteur de croissance durable, capable de minimiser les litiges et de favoriser une exploitation rationnelle et inclusive des ressources nationales.


BCN