Les deux institutions lancent un dispositif de partage des risques doté de 500 millions de dollars pour débloquer le financement des fournisseurs et des petites et moyennes entreprises (PME) au cœur des marchés émergents.

Ce mécanisme financier se concentre spécifiquement sur la couverture des actifs liés aux chaînes d'approvisionnement internationales gérées par Banco Santander. Sur un horizon de trois ans, les projections indiquent que cet outil soutiendra près de 1,5 milliard de dollars de transactions commerciales. L'intérêt opérationnel de ce programme repose sur un mécanisme d'attribution des crédits qui permet aux PME d'obtenir des avances de fonds en s'appuyant directement sur la solidité financière de leurs grands clients corporatifs plutôt que sur la fragilité de leurs propres bilans. En se faisant payer plus rapidement pour les biens ou services livrés, les petits fournisseurs réduisent leurs délais de paiement, ce qui facilite la gestion de leurs charges d'exploitation quotidiennes et protège l'emploi local face aux crises.

Cette initiative conjointe cible directement l'une des plus grandes faiblesses structurelles des économies en développement. Dans ces régions, bien que les petites structures constituent le moteur de l'activité économique et de l'emploi, l'exigence de garanties hypothécaires ou de bilans audités sur plusieurs exercices exclut la majorité d'entre elles du circuit bancaire classique.

D'après les évaluations publiées par la SFI, le manque à gagner pour les PME formelles s'élève à 5 700 milliards de dollars dans les pays émergents. Ce besoin de financement non satisfait s'alourdit pour atteindre près de 8 000 milliards de dollars dès lors que l'on comptabilise les unités de production qui évoluent au sein du secteur informel.


Ndjomo Carlos